Arriver en train pour une aventure de quinze jours de randonnée sportive à travers le Parc des Écrins au pied des plus grands sommets des Alpes du Sud.
Le Tour de l'Oisans et des Ecrins fait partie de la trilogie des sentiers de grandes randonnées des Alpes françaises (avec le Mont Blanc et la Vanoise). Mais c’est sans doute le plus sauvage de tous, et le plus difficile : 190 kilomètres à parcourir, 14 cols et plus de 12 000 mètres de dénivelé. Un périple à travers des hameaux d’alpages, de profondes vallées et des cols alpestres élevés, sous les yeux d’une faune emblématique.
Balisage Grande Randonnée
Au départ de la gare de L’Argentière-les-Ecrins, le Tour des Écrins et de l’Oisans commence en douceur le long du torrent du Fournel jusqu’au col de La Pousterle, puis redescend vers Vallouise. La deuxième étape permet de se confronter, déjà, au col le plus haut du tour, le col de l'Aup Martin (2761 m), pour resdescendre vers le Champsaur. Pas moins de trois cols taillés dans le schiste sont à négocier avec prudence pour atteindre le lac de Vallonpierre et le Valgaudemar depuis le Pré de la Chaumette. Le long de la Séveraisse, le sentier rejoint La Chapelle en Valgaudemar et reprend de la hauteur à Villar Loubière jusqu’au refuge des Souffles et l’impressionnant col de la Vaurze. Tout aussi impressionnante est la descente sur le Valjouffrey sauvage. Le col de Côte Belle, bien vert, contraste avec les paysages de schiste rencontrés précédemment. Valsenestre, dans le vallon du Béranger, est une halte salvatrice avant de repartir pour les derniers loopings. Place au vertical col de la Muzelle, point culminant de ce grand tour. Après le lac de la Muzelle, celui du Lauvitel, le plus grand lac de l’Oisans dont l'accès se fait par le col du vallon. Une douce et longue descente le long du Vénéon permet de rejoindre Le Bourg d’Oisans. Le GR continue son grand tour par des mains courantes pour atteindre des petits hameaux accrochés à flanc de montagne. Il redescend sur le torrent de Sarenne pour remonter jusqu’au col, point de vue sur les Monts de Lans. Vient alors une descente sur Clavans et la vallée du Ferrand suivie d'une belle montée jusqu’à Besse à la frontière du vaste plateau d’Emparis. Au-dessus, le col de Souchet offre une vue cinq étoiles sur la Meije. Après quelques 1000 mètres de dénivelé négatif, La Grave ouvre ses portes. Il faut alors continuer le long de La Romanche jusqu’à ses sources sur l’alpage de Villar d’Arène. Arrivé au col d’Arsine, le spectacle est saisissant. L’univers de haute montagne invite à rendre visite au lac glaciaire d’Arsine avant d’entamer une longue descente le long du torrent du Petit Tabuc jusqu’à la vallée de la Guisane et Monêtier-les-Bains. Objectif La Vallouise par le col de l’Eychauda et les paisibles chalets de Chambran. La dernière étape se veut douce pour atterrir, après le col de La Pousterle laissé deux semaines plus tôt, à L’Argentière-les-Ecrins. La boucle est bouclée !